Dimanche 6 novembre 2005
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Voilà des jours que je me débats comme une diablesse pour acquérir les rudiments nécessaires à mon autonomie technologique: MP3, clé USB, protection de fichiers, sauvegarde de mots de passe, sans parler de webcam et micro (qui ne semble pas vouloir fonctionner) dans le but de rester (quand même) un peu en contact avec ce monde via Skype, sans parler de ce blog dont je n'ai pas encore trouvé comment améliorer le design. Tout ça, croyez-moi n'est pas simple quand on est une faible femme de 49 ans... J'en connais qui seraient bien surpris si ma maitrise de la technologie devait s'améliorer malgré moi.
Cela fait quelques jours que je suis fine prête, tellement prête que je n'en peux plus d'attendre.
Jeudi, je décolle pour une première halte à Hong Kong histoire de voir à quoi peut bien ressemble cette ville. Le 15, je poursuis sur Ho Chi Minh City (HCMC). Une semaine pour trouver un petit logement. Je dis petit car au départ une poignée de personnes m'avaient annoncé leur venue et j'avais donc prévu de pouvoir les accueillir...Puis, départ vers Hanoi avec Marlyse, la Présidente de l'association SOS Enfants des Rues du Vietnam. C'est là que ce trouvent toutes les autorités, c'est là que tout se négocie et se décide. Poursuite vers le Nord, à la frontière chinoise, l'assoc entend y créé un dispensaire pour les minorités. Logement prévu chez l'habitant une 10aine de jours. Comme c'est un foyer de grippe aviaire (bonjour la psychose), j'emmène du Tamiflu qu'on ne trouve qu'en Suisse sur ordonnance.
Puis retour à Saigon pour un peu plus de 4 mois. Pour le moment, j'ignore à quoi m'attendre étant donné que d'ici on ne peut rien organiser et que là-bas de toute façon on n'est pas dans une société organisée. Disons que j'ai 3 "touches" et que j'ai tout intérêt à apprendre la patience, le laisser-faire et autre lâcher prise. C'est un aspect de mon voyage qui m'intrigue et m'attire beaucoup. Quand on a passé sa vie à gérer, organiser, décider et souvent porter, sait-on encore laisser faire, comment réagit-on? Sait-on vivre sans confort, sans bien matériel (autre que son ordinateur et son téléphone qui sont sans doute de trop), sans attente précise, sans besoin de faire bonne figure?
Bon, j'arrête la philosophie, elle reviendra bien assez tôt.
J'embrasse tous mes amis qui partagent cette aventure, ma famille qui voudra bien m'excuser pour l'angoisse que je lui crée, Mathieu mon fils qui a bien compris la nécessité et le sens de ce voyage ( et sur lequel je compte beaucoup pour se gérer tout seul et......BOSSER), mes collègues qui ont vécu malgré eux les étapes de ce projet et surtout Valérie sans qui je n'aurai pas pu le concrétiser.
A bientôt pour le début de l'aventure.
Isa
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